LA MVERTE

Difficile de croire que nous étions à l’Etage pour cette divine prestation !

Le dandy moustachu accompagné de ses deux rangées de claviers, machines et potards, nous a plongé dans une atmosphère qui ne peut que nous rappeler l’ambiance des nightclubs Berlinois des années 80.

La salle est enveloppé dans une obscurité rassurante, avec pour guide Alexandre Berly a.k.a La Mverte.

Ce dernier nous prend par la main, et on se laisse volontiers guider dans son monde obscur avec pour seul repère sa voix robotique et métallique.

On saute pieds joint en toute confiance dans son univers et on écoute religieusement sa proposition électronique sous morphine.

Un concert sous le prisme d’une prestation élégante, avec un La Mverte au flegme séducteur, qui colle parfaitement à l’esthetique synth-wave.

Une heure de concert en apesanteur, on ressort la tête dans les étoiles, comme si nous avions été happés par un vaisseau spatial…
 


 

RIVAL CONSOLES

La soirée du vendredi s’est terminée au Hall 9 après le set (forcément magnifique) de Jacques. Le samedi recommence dans ce même Hall 9 avec Rival Consoles. Une enceinte principalement dédiée à la musique électronique et qui a tendance à très vite se transformer en dancing géant. Alors qu’il nous avait habitué à des concerts très intimistes, Jacques était d’ailleurs tombé dans le piège, proposant un set résolument club.

La crainte était donc grande au moment de rejoindre le londonien. D’autant plus que Howl, son dernier LP, avait su nous séduire par son audace et ses ambiances confinées et sensorielles. Un album malheureusement passé inaperçu, si ce n’est pour les adeptes du label Erased Tapes. D’ailleurs, pour l’anecdote, il est le premier à avoir été signé sur la prestigieuse maison londonienne.

Heureusement, Rival Consoles ne se trahit pas. Rapidement, on se laisse aller et on oublie l’immensité du lieu. Les murs se rapprochent, la salle se vide et on se retrouve assis en tête à tête avec le producteur londonien. Un moment privilégié. On se sent bien à ses côtés. La musique nous enveloppe délicatement. C’est fragile et tout en émotion. D’une certaine candeur même, à l’image des visuels projetés derrière lui.

Rival Consoles convainc tout le monde ou presque. N’en déplaise à la jeunesse avinée et déguisée qui quittait le Hall 9 préférant certainement patienter dans la Greenroom le temps de cette parenthèse mélodique. Mais doit-on réellement s’en plaindre ?
 


 

FRANCE

Un festival c’est un peu comme un film. On y retrouve une multitude personnages, on passe d’un paysage à l’autre, on traverse plusieurs continents, on est ému, on aussi parfois on y rigole. Il nous arrive d’y être surpris, emballés, d’être déçu et même agacé. Et comme dans un film, la fin est importante. Quelle serait notre dernière impression ? Quel allait être le dernier souvenir que nous emporterions de ces 37ème Rencontre des Transmusicales de Rennes ? Direction le Hall 3 pour répondre à ces questions.

Place à France, trio parisien à la configuration originale. Sur scène on trouve une batterie, une basse et une vielle à roue (instrument traditionnel français vieux de plus de 300 ans). A quoi fallait-il s’attendre ? Le programme du festival nous livrait un indice « le groupe façonne des compositions instrumentales aux confins de la musique répétitive chère à La Monte Young ou Terry Riley ». Si vous êtes comme nous et que vous lisez beaucoup de biographies d’artistes, vous savez qu’il ne faut pas les prendre au pied de la lettre. On est souvent loin du programme annoncé. Pourtant, on est proche de la réalité. Dans la phrase citée plus haut, le mot important est « répétitive ». Vous allez comprendre.

France est très certainement le projet le plus radical de ces 5 jours de festivités. Le groupe commence à jouer et ne s’arrêtera qu’a la fin du temps qui leur était imparti. 1h de musique sans interruption. Pas découpage, pas de chansons. La section rythmique ne bouge jamais. Ou alors si peu qu’on ne s’en rend même plus compte. La même mesure est répétée encore et encore. Seule la vielle a la liberté de s’exprimer. Et elle le fait en criant, en modulant ses harmoniques pour les faire saturer. Sans même vous en rendre compte vous être entré en transe comme hypnotisé par cette performance hors du commun. Un projet expérimental dessinant ses contours dans la noise et le krautrock.

C’est absolument sans concessions. Les trois musicien ne sont pas là pour séduire leur audience. A tel point, qu’ils nous tournent le dos durant tout le concert. Préférant se regarder entre eux plutôt que nous faire face.

Pour nous le festival s’arrête ici, après cette expérience live inédite. Une fin incroyable, de celle qui vous marque et vous donne de vous refaire le film en entier. Vivement l’année prochaine.

Filed under: Report live

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