Kaviar Special

Enfin la reconnaissance. Après 3 ans d’existence, enfin l’accès aux Transmusicales leur a été octroyé, et tant mieux pour nos oreilles.

Les quatre Rennais se sont produit à l’Etage (situé au Liberté…à l’étage donc) et nous ont montré ce qu’ils avaient dans le ventre.
Un rock n’ roll garage plutôt festif pour nous inviter à un moment à la cool.

On ne se prend pas la tête avec eux, le but est juste de s’amuser et ça se ressent sur scène.
Un garage juvénile,ce qui ne veut pas dire que leur projet musical et scénique est balbutiant, bien au contraire, le concert était carré et rondement mené du début à la fin.

Les haters diront que Kaviar Spécial aurait dû jouer au Parc des Expositions, les autres remercient J-L Brossard (directeur artistique des Trans) de nous les avoir proposés gratos à l’étage.


The Dizzy Brains

Ce groupe malgache nous propose un garage-punk bien acéré. Pas de doutes, il n’y a pas de place pour la tricherie.

On ne peut s’empêcher de penser aux Stooges dans la configuration scénique et le son « pop-punk », mais arrêtons la comparaison ici.

Le groupe n’a pas révolutionné le genre, mais cela fait tellement du bien de voir un groupe rock’n’roll, au son brut qui s’inscrit en opposition aux autres groupes electro super lisses et trop bien produit.
The Dizzy Brains nous a surpris sur scène,avec une assurance déconcertante pour une premiere grosse prestation loin de leur île natale.

Ils étaient content d’être là, et nous aussi.


Totorro

La scène math-rock française se porte bien. Ces dernières années lui ont permit de s’affirmer avec l’émergence d’une multitudes de projets enthousiasmants. Totorro fait partie de cette vague. La France a découvert le combo rennais il y a un an, au moment de la sortie de « Home Alone » (Recreation Center) leur premier album. Un album encensé au moment de sa sortie. Il faut dire que que le groupe avait eu le temps de mûrir leur son. En effet, cela faisait déjà plus d’une dizaine d’années que les quatre rennais jouaient ensemble. Allant même jusqu’à vivre dans une maison en collocation durant plusieurs années. Maison dans laquelle, on s’en doute, ils passaient le plus clair de leur temps à user leurs instruments. Un travail et investissement précieux pour leur musique et leurs prestations live. Les gars se connaissent par coeur et cela se sent. Ils jouent à quatre et maitrisent pleinement les codes et la grammaire de leur musique dîtes savante et technique.

Sans surprise donc, Totorro nous a proposé un concert parfait, réglé comme du papier à musique. La configuration scénique était des plus intéressantes avec en guest Emile Sornin aux claviers (Leader de Forever Pavot), Clément Lemennicier, trompettiste de Bumpkin Island, Florien Renault, batteur de Wank for Peace.

La formation math-rock nous offre là un des plus beau moment de ce festival. Ajoutant une sensibilité toute particulière à leur son grâce et à leurs invités de renom.


Jacques

On le connaît depuis cette année avec son EP « Tout est Magnifique ». Mais qui est-il ?
Un ovni ? Ce serait trop simpliste de le décrire ainsi.
Un fou ? Peut être, quand on le juge sur ses fripes et son crâne rasé juste au milieu.


Pour notre part, on a cessé d’essayer de comprendre le concept et on a écouté avec assiduité.

Jacques Auberger nous a invité à prendre part à un set beaucoup plus dansant que ce que l’on peut retrouver sur ses sons studio. Probablement poussé par la direction artistique des Transmusicales qui veut garder intacte la réputation *club* du hall 9 ou la peur du trublion d’endormir son auditoire.
On ne le saura pas.

Cependant, la recette marche. On peine à l’apercevoir, au pied de la scène entouré d’un bidon d’essence vide, d’une grille de barbecue et de mugs.
 Ces « instruments » se noient parfaitement aux nappes electroniques et autres sonorités naturelles samplés.

Le public est magnétisé tant par la proposition musicale que par les interludes de Jacques qui n’hésite pas à prendre le micro pour nous raconte sa vie comme un bon copain croisé au bistrot. Il réussi à nous surprendre avec une ambiance intimiste, dans le gigantesque hall 9.

Le concert se conclu par l’enivrant titre « Tout est Magnifique » qui fini par faire atteindre la transcendance à certains…

Petit bémol : Dommage que le changement plateau intervenait en plein set, pas très sympa pour ce bon vieux Jacques.

On valide.


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