Trans Musicales 2014 au Parc Expo : Premier Round. Par Hadrien.

L’émission Trans Fera Express terminée, on file manger un petit quelque chose et on saute dans la première navette venue. Une fois arrivé, on rejoint la bande qui nous fait le débrief des concerts qu’on a manqués. On aurait bien aimé voir Curtis Harding mais il était déjà trop tard. Tant pis, on a rendez-vous avec Kate Tempest.

Kate, c’est un peu la fille à suivre du coin de l’oreille. On l’avait déjà repérée sur la prog’ et manifestement, on ne s’est pas trompé puisqu’elle enflamme littéralement le Hall 3. Dans la droite lignée de Speech Debelle, en beaucoup plus électro quand même, Kate Tempest envoie du lourd. Débit mitraillette, flow qui met KO, a capella s’il le faut, elle maîtrise son beat sur le bout des doigts. Enchaînant les punchlines, elle livre une prestation de haute volée.

Alors que miss Tempest termine son set, on passe voir Raury, l’indigo child qui fait gentiment frétiller la blogosphère. En rentrant dans le Hall 8, on comprend vite qu’il y a un problème. On se déplace trop facilement dans la foule et les têtes bougent beaucoup moins que pour Kate. Et en écoutant, on comprend pourquoi. Souffrant d’un son assez médiocre, il faut bien l’avouer, Raury se prend les pieds dans le tapis. S’il essaie d’être communicatif et de montrer son enthousiasme avec le public, la sauce ne prend pas. On nous avait vendu ça comme un « grand écart permanent entre pop et hip-hop, électro et soul » (dixit la prog’ des trans) et au final on se retrouve avec un rock un peu classique. Comprenant la situation, Raury entame alors une reprise de Nirvana pour réveiller les nostalgiques de la grande époque. Sans beaucoup de succès. Un peu déçu, on repart avec un petit goût amer en pensant à ce jeune garçon pourtant prometteur.

Le temps de boire un verre avec les copains et on repart revigoré pour A-WA la formation israélo-yéménite qui nous fait de l’œil avant le très attendu Sekuoia. À partir de là, les avis divergent. Si une partie du public n’excusera pas la guitare-clavier à mèche, une autre partie se laissera séduire par les chœurs hallucinants des sœurs Haim. Dans un mélange raï, reggae, world music, A-WA étonne et détonne. Même si certains préféreront économiser leurs forces pour vendredi et samedi, les têtes et les hanches bougent.

Fin du concert, on regarde sa montre : 2h du matin. On jette une oreille à la Green Room avant de partir. F.E.M sort un set solide appuyé par un jeu de lumière un peu trop tape à l’œil. On aurait bien voulu rester mais l’oreiller nous appelle. À demain pour le deuxième round.

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