Trans Musicales : Victoire par KO. Par Hadrien.

Dernier jour pour notre week-end de festival. On refait le match au Oan’s pub ne voyant pas que l’heure tourne et qu’on va louper Vaudou Game. Parait-il que c’était LE show de la soirée. Tant pis, on se rattrape avec Jambinai. La formation coréenne n’était pas vraiment dans notre programme, mais on se laisse embarquer. Tantôt calme tantôt puissant, le concert ne brille pas par son énergie mais lorgne plus du côté de la musique de film. Ça pourrait être un reproche, mais là au contraire c’est une qualité. Oscillant entre world music, prog’ rock et jazz, on a du mal à trouver les mots pour décrire cette baffe exquise. Ah si peut-être ça : c’est extrêmement beau et c’est à écouter d’urgence.
Crevé des trois jours, on avale un café en vitesse et on tente le pari Islam Chipsy. Signe inquiétant, on arrive à rentrer très facilement dans le Hall 9. Et en jetant une oreille, on peut le comprendre. Les égyptiens jouent de l’électro à la limite de la musique cheaptune avec un enrobage de musique de bal syrien. Devant ce mélange improbable, le public semble plus que mitigé et beaucoup quittent la salle pour écouter des sons plus familiers à la Green Room. En tout cas, ceux qui restent sont ravis d’être là et dansent comme des dingues. On les comprend même s’il est vrai que les programmer à cette heure au Hall 9 n’était pas l’idée la plus judicieuse.
On jettera une tête à Too Many Zooz qui envoie du lourd. Déjà très prometteur sur disque, la formation semble surtout faite pour le live. Et on le comprend. Devant le monde, on fuit au bar pour ne pas perdre la bande de potes. Tant pis, on saura qu’il ne faudra pas les manquer la prochaine fois qu’ils passeront dans les parages. Direction Hall 8 pour le Zooo, formation hip-hop made in Rennes. On avait déjà repéré le flow technique de Da Titcha en solo, mais là il prend son envol avec ses complices. Ça saute partout, ça danse sur les punchlines. Les instrus sont rudement efficaces mais par contre on reste dubitatifs sur les samples de biniou. Très vite, le groupe se répète et on comprend aussi qu’il souffre sans doute d’être programmé après des Too Many Zooz en grande forme. Par contre, on saluera ce rap intelligent qui va à rebrousse-poil des productions hip-hop mégalo actuelles.
Trois heures du matin passé, la fatigue commence à se faire sentir devant Fumaça Preta. Encensé par notre disquaire qui essaye de nous refourguer son album depuis plusieurs jours, le groupe déçoit sur scène. Rythmique afro-latin, détours funk, échappée psyché, la bande se cherche mais ne trouve pas la bonne formule. À part quelques solos de guitares bien troussés, on ne retiendra pas grand-chose du set mis à part la combinaison étonnante du bassiste.
On part se réveiller au son de Ninos du Brasil. Comme son nom ne l’indique pas, ils sont italiens. Mais par contre, leur musique louche clairement du côté de Rio. Les types maîtrisent leur batucada et enchaînent les rythmiques hypnotiques. Extrêmement impressionnant mais clairement répétitif. Une moitié de set nous suffira. Ça tombe bien, nos jambes, pourtant enclines à danser, nous crient d’aller nous coucher. On n’aura pas la force d’aller écouter Awesome tapes from africa. Il faut croire que les Trans nous ont mis KO.

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