Arthur Fu Bandini est à la croisée des chemins musicaux. Inspiré, forgé et formé à la prose chantée, au rock, à l’électro et à la pop, Arthur Fu Bandini – né Arthur Jacquin – porte des textes en français puissants d’engagement et générateurs d’images universelles. Artiste complet, auteur, compositeur, interprète, arrangeur, multi-instrumentiste, il synthétise ou déconstruit les genres pour mieux interpréter et incarner l’air du temps.
Il commence à composer ses premiers morceaux à douze ans ; adolescent il débute dans le rap parisien old school avec le rappeur 10STRICT où ses amis le surnomment Arthur Fu pour présager du futur. C’est aussi au sein de son adolescence qu’il faut aller chercher ses influences les plus marquantes: des rencontres littéraires et poétiques d’abord avec la poésie d’Henri Michaux et d’Antonin Artaud, les romans initiatiques de Hermann Hesse et l’urgence d’écrire de John Fante. Sans oublier le cinéma où se révèlent des univers visuels à jamais ancrés en lui lorsqu’il découvre La Montagne sacrée de Jodorowsky et le cinéma de Wim Wenders avec Les ailes du désir. Parallèlement, il plonge dans une aventure rock psyché remarquée avec le groupe Moonsters.
Il incarne ensuite une idylle pop romantique au côté de Lou Lesage avec le duo Soleil Bleu. Autre corde à son arc, il compose une bande originale de série musicale ainsi que plusieurs bandes originales de courts métrages. Arthur a toujours écrit et composé des morceaux pour lui et ce depuis son recueil de textes poétiques écrits à seize ans, mais c’est en 2023 qu’il défend enfin sa musique sur scène. Les foules s’électrisent et la scène le transcende — charisme et présence aiguisés, assurance certaine avec ses gilets en cuir sans manches, gestuelle maîtrisée, âme vibrante derrière ses synthés et ses guitares qui permettent de faire résonner ses textes. Inspiré par les Clash, Ian Dury, Viagra Boys, Léonard Cohen, Suicide ou Sleaford Mods, il donne sens à sa musique dans une fusion des genres. Soucieux d’un texte riche de questionnements universels et d’images post-surréalistes. Sa prose poétique, ironique et transgressive, se révèle précise grâce à un phrasé parfait, à la voix grave et gouailleuse d’un parisien à la Daniel Darc ou Alain Bashung. Avec ses textes à la fois introspectifs et cathartiques “c’est un besoin, ça me tombe dessus, l’inspiration arrive, c’est existentiel”, Arthur Fu Bandini paraît hors temps, hors cadre, hors norme et c’est pourquoi sa musique respire la liberté.