DAB ROZER
Le personnage principal
Nicolas est un garçon super sympa. Depuis qu’il est petit, tout le monde le répète “ce jeune est super sympa”. C’est dans cette logique, après 10 ans de conservatoire à Sète en tant que batteur/percussionniste, puis après un master en communication à Sciences Po Paris, qu’il décide de lancer son projet Dab Rozer.
Dab Rozer, ça veut dire frère en anglais, même si c’est pas très bien orthographié. A l’intérieur de ce projet, l’artiste sétois mélange tout ce qu’il écoute : du rap, du rock, de l’indie et de l’électronique, pour mieux raconter la vie d’un jeune moyen, cynique, je m’en foutiste, un peu perdu, à la limite de l’autobiographie.
Quelque part entre rap, électronique et indie rock, l’artiste délivre un EP sans concessions, aux punchlines irrésistiblement stupides et aux sonorités qui transpirent la fête. Mais Dab Rozer ne se résume pas seulement à son projet musical. Le personnage de loser sublime et pseudo influenceur qu’il développe depuis plus de 2 ans maintenant sur les réseaux sociaux est une véritable marque de fabrique du projet. Son premier album “le personnage principal”, à paraître le 3 avril 2026, nous plonge dans l’épopée de Nicolas, un loser sublime qui rêve d’être une star de la chanson. Un hommage drôle et incisif aux anti-héros modernes, dépassés par le monde qui les entoure, sur fond d’influences électroniques, indie, et d’humour internet.
“le personnage principal” est le premier album de Dab Rozer. Après 4 EPs “vie paisible” (2017), “Mayuta” “(2019)” “la 6 est incroyable” (2021) et “130” (2024), l’artiste sétois franchit enfin le cap du format long. Le disque raconte la quête du succès, la célébrité fantasmée, les réseaux sociaux, l'ego et l'acceptation de soi. “le personnage principal”, c’est le héros que tout le monde pense être, mais c’est aussi la personne qui prend toute la place, qui ne se remet pas en question. Au-delà de la musique, Dab Rozer propose une véritable identité de protagoniste, en mettant en scène avec cynisme un personnage égocentré, détestable sous beaucoup d’égards, mais également attachant car terriblement médiocre. Il est le symptôme d’une société ultra connectée, perdue dans la vacuité des réseaux, il en a même oublié la raison pour laquelle il y est constamment.